Rencontre avec EM-Belgium

Locaux d'Agriton en BelgiqueLe 4 Juillet dernier la société AGRITON (fournisseur des EM) avait invité dans ses locaux en Belgique les représentants de EM-Belgium et EM-France.

Le but de cette rencontre était de mettre en place une collaboration entre les 2 associations pour produire une revue commune dont le but est de faire connaitre les solutions EM au plus grand nombre.

En effet, depuis 2009 EM-Belgium édite une revue semestrielle en Flamand qui regroupe en une soixantaine de pages des articles de fond sur les EM, des témoignages d'utilisateurs, etc ...

De son côté, l'ancienne association EM-France a édité 29 numéros de sa revue d'une vingtaine de pages sur des conseils, des exemples d'utilisation des EM dans un format un peu moins design.

Cette collaboration permettra à l'équipe Belge de toucher également la partie francophone du pays, et à l'équipe Française de gagner en qualité d'édition. L'union fait la force !

D'ici fin Juillet les adhérents recevront le n° 30 de notre revue avec entre autre la traduction d'un article sur les abeilles issu du n°18 de EM-Belgium. Ce sera le dernier numéro en solo.

La prochaine édition en Flamand (N° 20) sortira en septembre et sa version Française le mois suivant.

 

Recyclage USA

Des déchets plastiques et des papiers compactés à l’usine de recyclage de la société Waste Management, Maryland

Des déchets plastiques et des papiers compactés à l’usine de recyclage de la société Waste Management à Elkridge, le 28 juin 2018 dans le Maryland - © AFP SAUL LOEB

Washington (AFP) – Depuis quelques mois, l’usine de recyclage de l’agglomération de Baltimore-Washington a un problème: elle doit payer pour se débarrasser du papier et du plastique qu’elle trie, au lieu de les vendre.

Car la Chine n’en achète plus, affirmant qu’ils sont trop «contaminés».

Les   900   tonnes   de   recyclage   déversées   par   des camions-bennes 24 h/24, 5 jours par semaine, sur les tapis convoyeurs de l’usine d’Elkridge, à une heure de la capitale américaine, n’ont certes rien de propre.

Dans un vacarme mécanique infernal et un nuage de poussière marron, des dizaines d’ouvriers gantés et masqués, en majorité des femmes, retirent de leurs mains expertes un bazar de détritus, vêtements, objets en bois, câbles, branches d’arbres... et la hantise des recycleurs: des sacs en plastique, qui ne sont pas censés aller dans les bacs à recycler car ils s’emmêlent dans les machines.

Le but est de «décontaminer » au maximum, c’est-à-dire d’une part de séparer strictement les matières recyclables des déchets non recyclables, d’autre part de s’assurer que les piles finales de plastiques, de papiers ou de cartons ne contiennent aucune autre matière.

«On a même dû ralentir les machines et embaucher plus de gens » pour mieux décontaminer, dit le responsable, Michael Taylor.

A la fin du tri, de gros cubes de déchets compactés (papiers, cartons, plastiques...) sont produits. Ces déchets étaient achetés depuis des décennies par des entreprises, principalement en Chine, qui les nettoyaient, broyaient et retransformaient en matières premières pour des industriels. Ces importateurs fermaient les yeux quand les balles de plastiques étaient trop sales ou n’étaient pas assez «pures».

La Chine, l’an dernier, a ainsi acheté plus de la moitié des déchets recyclables exportés par les Etats-Unis. Au niveau mondial, depuis 1992, ce sont 72% des déchets plastiques qui ont fini en Chine et à Hong Kong, selon une étude parue dans Science Advances.

Mais depuis janvier, les frontières chinoises se sont fermées à la plupart du papier et du plastique, conséquence d’une nouvelle politique environnementale de Pékin... les dirigeants chinois se disant désireux de ne plus être la poubelle de la planète, ou même sa déchetterie.

Pour le reste, dont le métal ou le carton, les inspecteurs chinois ont fixé un taux de contamination de 0,5%, trop bas pour les technologies américaines actuelles qui n’arrivent pas à trier les déchets de façon aussi précise. Le secteur s’attend in fine à ce que presque toutes les catégories de déchets soient refusées d’ici 2020.

Le recyclage s’entasse aux Etats-Unis car la Chine n’en veut plus

A Elkridge, l’usine arrive encore à vendre son PET (bouteilles en plastique) à un acheteur en Caroline du Sud, et son carton à l’étranger. Mais le papier et le plastique mélangés ne valent plus rien: elle paie des sous-traitants pour les lui reprendre.

Ailleurs aux Etats-Unis, des recycleurs se sont résolus à un acte tabou: ils ne trient plus le plastique et le papier, qui finissent donc dans les décharges.

«Personne ne veut le dire à haute voix, car personne n’aime le faire», dit à l’AFP Bill Caesar, patron de WCA, société basée à Houston.

Les géants américains Republic Services et Waste Management ont reconnu l’avoir fait ponctuellement, comme dans l’Oregon. Des petites villes, notamment en Floride, ont simplement annulé la collecte de recyclage.

Les autres pays importateurs, Indonésie, Vietnam ou Inde, sont incapables d’absorber les dizaines de millions de tonnes que la Chine importait. Et peu d’industriels américains ont la technologie pour traiter ces matériaux.

«La Chine a donné trop peu de temps au secteur pour s’adapter», dit Adina Renee Adler, de l’Institute of Scrap Recycling Industries, grande fédération professionnelle.

« Nous aurons bientôt tellement de stocks que nous serons obligés d’en mettre de plus en plus dans les décharges si on ne trouve pas de nouveaux marchés», admet le président de la National Waste and Recycling Association, Darrell Smith.

Le problème commence à se faire sentir dans les villes lors de la renégociation des contrats municipaux. D’autant plus que nombre de métropoles ont des objectifs ambitieux de recyclage –comme Washington, qui veut passer de 23% des ordures ménagères à 80%. La capitale paie déjà 75 dollars pour recycler une tonne, contre 46 dollars pour les ordures, qui sont brûlées pour générer de l’électricité.

«Il fut un temps  où cela revenait moins  cher de recycler mais  ce n’est plus le cas», explique Christopher Shorter, directeur des travaux publics de Washington. «Recycler va nous coûter de plus en plus cher», prévient-il.

Pour éviter des pénalités financières, la ville veut mieux «éduquer» ses administrés afin qu’ils arrêtent de mettre dans la poubelle bleue les mauvais déchets, comme les sacs plastiques.

Pour réduire le volume de déchets à recycler ou brûler, elle envisage la collecte des déchets organiques, avec une future troisième poubelle, et la construction d’une usine de compostage. Et elle réfléchit à faire payer les habitants au poids de déchets.

Même avec ces mesures, Bill Caesar, à Houston, avertit l’ensemble des Américains: il faudra bientôt payer plus pour «le privilège de recycler».

Village Zéro Déchet à Mérignac Arlac

Village Zéro Déchet à Mérignac ArlacLe centre socioculturel Arts et Loisirs d'Arlac a organisé samedi 23 Juin un Village Zéro Déchet, avenue Chapelle Sainte Bernadette à Mérignac, Tram A, Arrêt Fontaine d'Arlac.

Ce forum proposait de nombreux ateliers pour nous aider à réduire le volume de nos poubelles :

  • fabrication de lessive
  • fabrication de pâte à tartiner
  • fabrication de cosmétiques
  • fabrication de cookies à partir de restes de pain
  • ateliers de compostage
  • atelier Repair'café
  • fabrication de toilettes sèches
  • expositions
  • ateliers cuisine
  • ...

Votre association EM-France Sud-Ouest était sur place pour présenter les seaux Bokashi.

Projection de films sur le sujet, dédicace du livre "La famille presque zéro déchet" par l'auteure Bénédicte Moret, échange avec les 50 familles du quartier d'Arlac qui depuis Octobre ont pour objectif de réduire de 50% le volume de leurs poubelles, ...

Les visiteurs ont pu s'informer sur les différentes façons de devenir un consom'acteur pour mieux consommer, moins polluer et ainsi préserver les ressources de notre planète.

Une magnifique journée de convivialité.

Primes environnementales à Bruxelles

La Ville de Bruxelles accorde à ses habitants (codes postaux : 1000, 1020, 1120, 1130 Bruxelles) des primes environnementales afin de les encourager dans leur démarche visant une meilleure gestion des déchets ménagers, la verdurisation de leur quartier ou une maîtrise de leur consommation d'énergie et d’eau.

Ces primes environnementales sont octroyées dans la limite du budget annuel disponible prévu à cet effet. Elles sont accordées uniquement aux personnes domiciliées sur le territoire de la Ville de Bruxelles (codes postaux 1000, 1020, 1120, 1130).

Prime communale pour l'achat d'une compostière

En compostant les déchets organiques à domicile, il est possible de diminuer d’environ un tiers le volume de la poubelle ménagère. On évite ainsi le transport inutile de déchets (réduction des émissions de CO2) et on produit un engrais 100% naturel et gratuit.

Si l’on possède un jardin, rien de plus simple, à même le sol, ou dans une compostière (fût, silo, bac…) on place les déchets organiques, on aère de temps en temps et la nature et les microorganismes du sol font le reste.

Le montant de la prime communale est fixé à 75% du prix d’achat de la compostière (fût, silo, bac…) avec un maximum de 50 euros par compostière et par ménage.

Et quand on n’a pas de jardin, la solution réside dans le vermicompostage. La vermicompostière peut être placée dans la cuisine, la cave, le garage… C’est la solution idéale pour le compostage en appartement.

Dans ce cas, le montant de la prime est fixé à 100% du prix d’achat de la vermicompostière avec un maximum de 100 euros par vermicompostière et par ménage.

Prime communale pour la plantation d'une plante grimpante en façade

La Ville de Bruxelles octroie une prime pour la plantation d’une plante grimpante mellifère et/ou indigène sur la façade d'une habitation visible de la rue.

Une plante grimpante qui recouvre une façade offre de nombreux avantages, elle contribue:

  • à la protection de la façade contre l’humidité
  • à une meilleure isolation thermique et acoustique du bâtiment
  • à une amélioration du microclimat: rafraîchissement et humidification de l’air autour du bâtiment
  • à l’assainissement de l’air: fixation des poussières et de certains polluants sur les feuilles
  • à l’enrichissement de la biodiversité : nourriture et refuge pour les insectes et les oiseaux
  • au renforcement du "Maillage vert"
  • à l’embellissement du quartier en rendant le cadre de vie plus agréable

Le montant de la prime communale est fixé à 75% du montant total des travaux, sur la base des factures ou justificatifs (maximum de 100 euros par bâtiment et par période de 5 ans).

L’octroi de la prime pour la plantation d’une plante grimpante en façade rue est régi par un règlement communal dont l’annexe précise les essences autorisées ainsi que leur système d’accrochage et l’exposition requis.

Prime communale pour l'achat d'un réfrigérateur A+++

Un réfrigérateur consomme beaucoup d’énergie. S’il est vétuste ou simplement ancien, le réfrigérateur représente souvent le premier poste de dépense sur les factures d’électricité des ménages.

Les modèles de réfrigérateurs de classe A+++ sont les plus performants sur le marché et permettent des économies d’énergie substantielles mais leur coût reste élevé.

Cette prime est réservée aux ménages à faibles revenus (revenus inférieurs ou égaux à 33.525,36 euros/an pour une personne isolée ou 48.525,36 euros/an pour un couple marié ou des cohabitants légaux).

Le montant de la prime communale est fixé à 400 euros, avec un bonus de 100 euros pour les familles à partir de quatre personnes dans le ménage. Il est plafonné à 50% du montant repris sur la facture d’achat du réfrigérateur (cotisation Recupel comprise).

Prime communale pour l'achat d'un récupérateur d'eau de pluie

Des tâches telles que l’arrosage du jardin, du potager ou des plantes d’intérieur, l’entretien et le nettoyage de la maison, de la voiture, des outils… ne nécessitent pas que l’eau soit potable. Par ailleurs, l’eau de pluie étant plus douce que l’eau de distribution, son utilisation pour le nettoyage permet de réduire les quantités de produits d’entretien nécessaires et de limiter ainsi la pollution de l’eau.

La Ville de Bruxelles octroie une prime pour l’achat d’un récupérateur d’eau de pluie à raccorder à une descente d’eau. Cette installation (tonneau, fût…) est destinée à collecter ou stocker l’eau de pluie tombée sur la toiture d’un bien immobilier situé sur le territoire de la Ville de Bruxelles.

Ce récupérateur d’eau de pluie offre l’avantage d’être très facile à installer et ne requiert pas l’intervention d’un professionnel.

Le montant de la prime communale est fixé à 75% du prix d'achat du récupérateur d’eau de pluie avec un maximum de 100 euros par récupérateur et par ménage. Les accessoires tels que socle, trop-plein, robinet, connecteur… ne sont pas éligibles pour le calcul du montant de la prime.

Fête des jardins à Bon-Encontre (47)

Fête des jardins à Bon EncontreLe 16 Juin 2018 s'est tenu la 4ème édition de la "Fête des Jardins" dans le village de Bon-Encontre (47), sur le site de Sainte Radegonde qui regroupe 20 jardins partagés.

Un moment festif qui réunissait les jardiniers amateurs ou plus chevronnés autour d'un vide-jardin (échange-don d'outils de jardin inutilisés), d'ateliers créatifs pour les enfants, une exposition d'épouvantails, un concours de pétanque et un concert organisé par "Les Amis de Sainte Radegonde".

Courgettes bio dans le jardin de François MarsickL'apéritif était offert par l'association "Les jardins du Toulza" avant le repas "Tiré du panier".

Un concours du plus beau jardin était également organisé et c'est celui entretenu aux EM par M. François Marsick, membre très actif de notre association, qui a été distingué. Encore une preuve de l'efficacité des microorganismes.

Bayer devient un géant de l’agrochimie en croquant Monsanto

Bayer rachète MonsantoPublié le : 08/06/2018
https://www.goodplanet.info/actualite/2018/06/08/bayer-devient-un-geant-de-lagrochimie-en-croquant-monsanto/

Berlin (AFP) – L’allemand Bayer s’est mué jeudi en géant mondial des pesticides, engrais et semences en bouclant le rachat du spécialiste américain Monsanto, pour fournir une agriculture toujours plus stimulée par les biotechnologies.

Deux ans après avoir annoncé cette acquisition à 63 milliards de dollars (54 milliards d’euros), la plus importante d’un groupe allemand à l’étranger, Bayer a acheté les titres Monsanto pour 128 dollars par action et les a retirés de la cote à Wall Street.

Si l’intégration formelle ne débutera que dans « deux mois », Bayer enterre dès maintenant le nom sulfureux de sa cible, synonyme pour ses détracteurs des dérives de l’agrochimie, et associé à une cascade de procédures judiciaires.

Mais la disparition de l’étiquette Monsanto est de pure forme: les marques de la firme de Saint-Louis seront vendues à l’identique, de Dekalb (semences de maïs et colza) à De Ruiter (semences potagères) en passant par le célèbre Round up, herbicide au glyphosate mis en cause pour ses effets cancérogènes.

Car Bayer, qui a poursuivi Monsanto de ses assiduités avant d’arracher son accord en septembre 2016, table sur le boulevard commercial qui s’ouvre au futur mastodonte devant la nécessité de produire plus sur des surfaces restreintes.

« Nourrir une population mondiale croissante est un défi à long terme, auquel nous voulons contribuer », annonçait mardi dans le quotidien Handelsblatt le patron de Bayer, Werner Baumann.

En lançant l’opération, Bayer avait détaillé sa vision de la planète à l’horizon 2050, faite de dix milliards de bouches à nourrir, sur des terres arables limitées et perturbées par le réchauffement climatique.

Avec 115.000 salariés, 45 milliards d’euros de revenus combinés annuels dont 19,7 milliards pour la seule activité agrochimique, le futur ensemble prend la tête d’un secteur en pleine concentration.

L’an dernier déjà, l’américain Dow Chemical avait épousé son compatriote DuPont puis le chinois ChemChina avait racheté le suisse Syngenta pour 43 milliards de dollars, deux mégafusions qui avaient alarmé les défenseurs de l’environnement.

Par ricochet, ces grandes manoeuvres ont fait grossir l’américain FMC, qui récupère des herbicides et insecticides de DuPont, et surtout l’allemand BASF, qui va mettre la main sur quelque 7,7 milliards d’euros d’activités cédées par Bayer pour amadouer les autorités de la concurrence.

Bayer mise sur la complémentarité entre ses produits phytosanitaires et l’avance de Monsanto dans « les biotechnologies des plantes », selon Werner Baumann, deux domaines qui nécessitent de tels efforts de recherche et développement que les positions acquises sont cruciales.

« Les trois nouveaux conglomérats », DowDupont, ChemChina-Syngenta et Bayer, « devraient contrôler plus de 60% du marché des semences et de l’agrochimie », « fournir la quasi-totalité des OGM » et « détenir la majorité des brevets sur les plantes », soulignait l’an dernier la Fondation Heinrich Böll, proche des Verts allemands.

Comme nombre d’associations écologistes, cette structure redoute que Bayer et ses deux concurrents ne « dictent les produits, les prix et les standards de qualité », tout en pesant en coulisses sur les décisions politiques.

« Le modèle de développement » incarné par le futur ensemble « est aux antipodes de la transition (…) vers un modèle soutenable et respectueux de l’environnement », déplore de son côté l’eurodéputé socialiste Eric Andrieu sur son compte Twitter.

Bayer réplique en promettant d' »écouter » et de « travailler avec » ses détracteurs, mais martèle que l’agriculture « est un sujet trop important pour que des divergences idéologiques empêchent le progrès », selon son patron.

Du sort du glyphosate, sur la sellette en Europe, à celui des organismes génétiquement modifiées, l’avenir du secteur dépend largement des futures politiques environnementales et de sécurité alimentaire.

Pour le quotidien Handelsblatt, la disparition de l’épouvantail Monsanto pourrait offrir « un nouveau départ », « sur des bases factuelles », « à la discussion » sur le rôle du génie génétique en agriculture – qui suscite des réactions très contrastées selon les zones géographiques.

« Les continents en plein développement sont l’Afrique et l’Amérique latine », tandis que les Etats-Unis et l’Asie « continuent de développer leur agriculture avec des préoccupations environnementales », alors que l’Europe se distingue par son hostilité aux OGM, résumait lundi le président de Bayer France, Franck Garnier, auprès de l’AFP.

© AFP